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Retraite des français : quelle fiscalité pour vos pensions en cas d’expatriation ?



Vous pensiez que vous expatrier une fois la retraite venue était une bonne idée ? Vous pensiez que les avantages surpasseraient de loin les inconvénients ? Pourtant, l'expatriation à la retraite a des avantages mais aussi des inconvénients, notamment au niveau de la fiscalité.


De nombreuses lois et informations ont été détournées afin de faire croire que la retraite n'était pas imposée dans le cas d'une expatriation.


Voici quelques points pratiques que vous devez avoir en tête pour savoir ce qu'il en est vraiment.


Se référer à la convention fiscale conclue entre la France et votre pays d’accueil


Les conventions fiscales fixent les conditions et modalités de taxation dans un contexte international.


Les pays les plus concernés par l'expatriation retraite sont la Malaisie, l'Australie, l'Espagne, et le Portugal.


La convention fiscale annonce que le pays d'accueil est en charge de l'imposition des retraites du privé, et la France (pays d’origine) est en en charge de l'imposition des fonctionnaires.

Quelques particularités (à noter que lorsque nous ne précisons pas « salariés du privé » ou « fonctionnaires », les 2 statuts sont concernés) :

  • Cas spécifique du Portugal : les retraités expatriés, anciens fonctionnaires, ne peuvent bénéficier de l'exonération sur 10 ans.

  • Pays comme le Maroc, la Tunisie et le Sénégal : toutes les retraites d'origine française sont imposées par le pays d'accueil.

  • Pays suivants : les Etats-Unis, la Thaïlande et l'Île Maurice : l'imposition demeure en France.

Pour comprendre le régime qui vous est applicable, référez à la convention fiscale établie entre la France et votre pays d'accueil. Nous vous recommandons de prendre tout renseignements utiles afin d’éviter le risque d’une double imposition.


Assurez-vous de votre statut de résident non-fiscal


Le statut de résident non-fiscal s'obtient à la condition que vous disposiez d'une habitation permanente dans le pays d’accueil et non plus en France. Dans le cas où vous êtes propriétaire dans plusieurs pays, il vous sera plus long et plus difficile d'obtenir votre statut de résident non-fiscal.


Contrairement aux idées reçues, le fait de vivre 183 jours/an à l'étranger ne suffit pas à l’attribution du statut de résident non-fiscal. L'obtention du statut est déterminée au cas par cas, au vu de la situation particulière de chaque personne concernée.


Pour éviter toute mauvaise surprise, renseignez-vous activement sur les pratiques fiscales de votre pays d'accueil.


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